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Sécurité alimentaire et organisations intermédiaires : Evaluation et identification des besoins de renforcement des capacités des organisations paysannes dans six pays de l’UEMOA et de la CEDEAO

Participation des organisations paysannes et de leurs faîtières à la sécurité alimentaire et aux flux commerciaux dans les marchés des produits de base

Alex Danau, 13 juillet 2011
Mots-clés:

PRO€INVEST [1] a chargé le Collectif Stratégies Alimentaires (CSA) de la réalisation d’une étude sur le renforcement des capacités et l’accroissement du rôle des organisations professionnelles du secteur agricole (OIs), en particulier les plateformes paysannes regroupées au sein du ROPPA et les chambres consulaires d’agriculture du Réseau des chambres d’agricultures de l’Afrique de l’Ouest (RECAO) de six pays de l’Afrique de l’Ouest dans la maîtrise des flux commerciaux et la promotion des échanges entre les pays de la zone UEMOA et CEDEAO, la lutte contre les pénuries et les activités visant à réguler l’approvisionnement des produits de première nécessité.

Les objectifs particuliers de l’appui technique portés par l’étude sont les suivants :
- Evaluer la contribution des OIs et identifier leurs besoins en renforcement de capacité en matière de sécurité alimentaire et au processus de maîtrise des approvisionnements de produits de première nécessité et de promotion des échanges des produits de la région.
- Définir les mécanismes d’intervention des OIs, qui améliorent l’approvisionnement régulier en produits de consommation courante et en produits industriels fabriqués dans la zone UEMOA et CEDEAO en cohérence avec la PAU et l’ECOWAP.
- Proposer un système national et régional de rationalisation du stockage et des stocks de sécurité
- Proposer une meilleure organisation de la logistique de transport tant au niveau national et régional
- Sensibiliser les OIs Agricoles à promouvoir le libre échange des Etats d’Afrique de l’Ouest.

Conforme à ces objectifs, l’ambition du ROPPA et du RECAO est de permettre aux producteurs de renforcer leur pouvoir de marché, c’est-à-dire leur capacité de négociation et d’assurer une meilleure redistribution des flux financiers issus de leurs métiers de producteurs agricoles .

Améliorer les systèmes de commercialisation agricoles est de plus en plus considéré comme important pour assurer la mise en œuvre réussie de diverses initiatives de développement de l’agriculture qui ont été lancées pour augmenter la production agricole et la productivité en Afrique. Parmi ces initiatives, le Programme de développement durable de l’agriculture africaine (PDDAA) , initiative régionale lancée par le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) poursuit l’objectif explicite d’une croissance de 6 % dans l’agriculture. Le pilier II de PDDAA met l’accent sur " l’amélioration des capacités liées au commerce pour l’accès aux marchés ».

Dans son approche l’équipe en charge de l’étude a travaillé en étroite collaboration avec la plateforme paysanne et la chambre d’agriculture de chacun des pays concernés et leurs associations membres. Elle a pour mesurer l’impact des OIs dans la sécurité alimentaire et leur part dans les chaînes de valeur des produits agricoles et de l’approvisionnement en intrants, procédé avec l’appui d’un consultant national par pays par interviews menés auprès d’une quinzaine de fédérations d’OP. Plutôt que de partir de ce que les acteurs locaux, producteurs et paysans, organisations intermédiaires pourraient faire, la mission est partie de l’existant : des initiatives locales menées par les acteurs et leur organisation.

Le rapport final fait une revue succincte de l’état de la sécurité alimentaire dans la région, des principaux flux commerciaux des filières agricoles et animales. Il synthétise les résultats des « ateliers pays » tenus avec les représentants des associations paysannes, ainsi que de l’atelier régional tenu à Mbodiène au Sénégal les 11 et 12 mars 2011. Il présente les innovations des OP en matière de mise en marché, analyse les conditions de leur reproductibilité et le programme de renforcement de leurs capacités en matière de commercialisation. Il détaille ensuite pour chacun des pays de l’étude, sous forme de matrice, les investissements à mobiliser pour une plus grande maîtrise de la commercialisation des produits agricoles, une plus grande participation des OP et de leurs faîtières dans les chaînes de valeur et d’approvisionnent en intrants. Il renforce le partenariat interprofessionnel entre les OIS et le secteur privé et participe au renforcement des fonctions économiques des organisations paysannes.


[1] PRO€INVEST est un programme du Groupe des États ACP et de la Commission Européenne pour la promotion des investissements dans les États ACP, qui opère par le biais d’un renforcement des organisations intermédiaires du secteur privé ACP et des organisations régionales. Sa gestion est confiée à une unité autonome au sein du Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE) sous la supervision de l’Office de coopération EuropeAid de la Commission européenne.


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